Corrigé Bac Maths S1 S3 1er groupe 2010

Exercice 1

1) Soit M un point du plan.
 
on a 
MEMA=4MBMA2=16MB2MA216MB2=0(MA4MB)(MA+4MB)=0
Faisons intervenir les barycentres G1 et G2 des systèmes {(A, 1); (B, 4)}  et  {(A, 1); (B, 4)} respectivement. Alors
MEG1A.G2B=0
E est donc le cercle de diamètre [G1G2]
 
2) L'ensemble F est l'arc capable défini par les points A, B et l'angle θ=π4.
 
Soit T l'unique demi droite d'origine θ telle que pour tout point P de T, on a : (AP, AB)=θ. Désignons par H l'intersection de la médiatrice de [AB] avec la perpendiculaire
à T passant par A et par C le cercle de centre H et de rayon HA.
 
Alors F est l'arc de C d'extrémités A et B tel que F et T se trouvent dans des demi plans distincts de frontière la droite (AB).
 
3) a) D étant l'image de B par l'homothétie de centre A et de rapport 34, on a AD=34AB.
 
on en déduit que DB=14AB.
 
C étant l'image de B par la rotation de centre A et d'angle 34π, on a AC=AB et (AB, AC)=34π.
 
Dans le tableau suivant les points de la deuxième ligne sont les images par s des points de la première ligne.
 
ACIBDI
 
Le rapport de s est DBCA=14ABCA=14 et son angle est modulo 2π :
 
(AC, BD)=(AC, DB)=π+(AC, DB)=π+(AC, AB)=π34π=π4
 
Le rapport de s est 14 et son angle est π4[2π]
 
b) On a aussi IBIA= rapport de s c'est à dire IBIA=4 ou I appartient à E
 
Puis (IA, IB)= angle de s  c'est à dire (IA, IB)=π4 ou I appartient à F.
 
I est donc le seul point d'intersection de E et de F.
 
On a encore (IC, ID)= angle de s  c'est à dire (IC, ID)=π4
 
D'autre part (AC, AD)=(AC, AB)=angle de s  c'est à dire (AC, AD)=3π4.
 
On en déduit en faisant la différence (IC, ID)(AC, AD)=π c'est à dire (IC, ID)=(AC, AD)[π]
 
Donc les points I, A, C et D sont cocycliques, autrement dit I appartient au cercle circonscrit au triangle ACD.

 

Exercice 2

1) a) Pour que 193 soit premier, il faut et il suffit qu'il soit non divisible par tout nombre premier dont le carré est inférieur à 193. Ces nombres sont 2, 3, 5, 7, 11, 13 et aucun d'eux ne divise 193.
 
b) 193 étant premier, est premier avec tout entier naturel strictement plus petit, en particulier, il est premier avec 192.
 
Il suffit d'appliquer le petit théorème de Fermat avec a=193  et  p=192.
 
2) a) Le couple (x0, y0)=(155, 67) est solution de (E) parce que 83.155192.67=1.
 
b) Si (x, y) est une solution de (E) on peut écrire : 83.x0192.y0=183.x192.y=1
 
Puis en faisant la différence
83.(xx0)192.(yy0)=0
c'est à dire
83.(xx0)=192.(yy0)
 
Or 83 est premier avec 192 parce que l'équation (E) a une solution (théorème de Bezout).
 
La relation précédente montre que 83 divise le produit 192.(yy0) (en xx0 parties) ; comme il est premier avec 192, il divise yy0 (théorème de Gauss).
 
Donc il existe un entier k tel que yy0=83k soit y=y0+83k.
 
La relation 83.x192.y=1 devient alors 83.x=192.(y0+83k)+1=83.(x0+192k) c'est à dire x=x0+192k.
 
Ensuite on vérifie que n'importe quel couple du genre (x0+192k, y0+83k) est bien une solution de (E).
 
L'ensemble des solutions de (E) est {(155+192k, 67+83k), kZ}
 
3) On utilisera la propriété suivante : Si a, b et n sont des entiers tels que
ab[n]
alors pour tout entier naturel k on a :
akbk[n]
Posons A={0, , 192}.
 
Pour tout aA, f(a)  et  g(a) sont les seuls éléments de A tels que :
f(a)=a83[193](1)
et g(a)=a155[193](2)
Puisque g(a) appartient à A, dans (2), on peut remplacer a par f(a) :
g(f(a))=f(a)155[193]
Dans (1) utilisons la propriété citée avec k=155 :
f(a)155=(a83)155[193]
On obtient alors par transitivité de  :
g(f(a))a83×155[193](3)
 
a) Reprenons la relation 83.x0+192.y0=1
 
qui s'écrit aussi : 83.x0=1+192.y0
 
Cette relation permet d'avoir :
a83.x0=a1+192.y0=a(a192)67
 
Comme nous le savons déjà a1921[193]. Donc 
a83×155=a83.x0=a1+192.y0a.167[193]
 
Finalement
a83×155a[193](4)
 
(3) et (4) entraînent par transitivité :
g(f(a))a[193]
 
g(f(a)) et a sont des éléments de A équivalents modulo 193.
 
Nous allons monter qu'ils sont égaux.
 
g(f(a)) et a sont des éléments de A entraîne |g(f(a))a|192
 
g(f(a))a[193] signifie il existe un entier k tel que g(f(a))a=193k.
 
On déduit de ces deux propriétés que 193|k|192 c'est à dire k=0 ou g(f(a))=a.
 
Le même raisonnement montre que pour tout aA, on a : f(g(a))=a.
 
Nous venons de démontrer que fg=gf=IA

Problème 

Partie A
 
1) a) Dans (01), en dérivant la première équation et en remplaçant v par sa valeur tirée de la deuxième équation on obtient : u=v=au. Cette dernière équation est équivalente à : uau=0. La fonction u est donc solution de (02).
 
De même, dans (01), en dérivant la deuxième équation et en remplaçant u par sa valeur tirée de de la première équation on obtient : v=au=av. Cette dernière équation est équivalente à : vav=0. La fonction v est donc solution de (02), équation différentielle linéaire homogène du second ordre à coefficient constants.
 
b) l'équation caractéristique de (02) est r2a=0.
 
   Si a>0 l'équation caractéristique a pour solutions a  et  a. La solution générale de yay=0 est donc y=λeat+μeat
λ  et  μ constantes arbitraires.
 
La fonction u étant solution de (02) est de la forme précédente.
 
La relation v=u donne alors v=λaeatμaeat
 
La solution générale de (01) est donc
u=λeat+μeatv=λaeatμaeat,λ et μR
 
   Si a<0 l'équation caractéristique a pour solutions ia  et  ia. La solution générale de yay=0 est donc y=λcosat+μsinat
λ  et  μ constantes arbitraires.
 
La fonction u étant solution de (02) est de la forme précédente.
 
La relation v=u donne alors v=λasinat+μacosat
 
La solution générale de (01) est donc
u=λcosat+μsinatv=λasinat+μacosat,λ et μR
 
   Si a=0 l'équation caractéristique a pour solutions 0. La solution générale de yay=0 est donc y=λt+μ
λ  et  μ constantes arbitraires.
 
La fonction u étant solution de (02) est de la forme précédente.
 
La relation v=u donne alors v=λ
 
La solution générale de (01) est donc
u=λt+μv=λ,λ et μR
 
2) Si a=1, il existe deux constantes λ  et  μ telles que :
u=λet+μetv=λetμet
 
La relation u(0)=3 et v(0)=0 se traduit par
λ+μ=3λμ=0
 
Finalement
u=32(et+et)v=32(etet)
 
Partie B
 
1) a) Un point M de coordonnées (x, y) appartient à Γ si et seulement si tR : x=32(et+et)y=32(etet)
En élevant au carré et en faisant la différence, on obtient
x2y2=94(e2t+e2t+2)94(e2t+e2t)2=9
 
Par conséquent Γ est bien contenue dans la courbe d'équation x2y29=0
 
b) Pour construire Γ il suffit de savoir que Γ est la partie C0 de la conique dont les points ont des coordonnées positives.
 
Γ est contenue dans C0 car pour tout réel t0, x(t) et y(t) sont positives.
 
Réciproquement, soit M(x, y) un point de C0 c'est à dire un point tel que :
x0y0x2y29=0
 
et cherchons tR+ tel que
x=32(et+et)y=32(etet)
La relation x2=y2+9 montre que x est 3.
 
En posant s=et on doit donc chercher un s1 tel que x=32(s+1s) c'est à dire
3s22xs+3=0
 
Les racines de cette dernière équation sont
s1=13(x+x29)ets2=13(xx29)
 
Les racines sont de même signe car leur produit est 1. La racine s1 est 1 ; en effet s1=13(x+x29)13x1.
 
Donc la racine s2 est 1.
 
On prendra donc s=s1=13(x+x29) c'est à dire t=ln13(x+x29)
 
Donc C0Γ
 
Finalement C0=Γ

 
 
2) a) Un réel x appartient à l'ensemble Df de définition de f si et seulement si x29 c'est à dire x], 3][3, +[.
 
Donc Df=], 3][3, +[
 
limxf(x)=
 
Quand x+ nous sommes en présence d'une indétermination de la forme "+".
 
Pour lever cette indétermination, on peut écrire :
 
f(x)=xx29=x2(x29)x+x29=9x+x29
Donc limx+f(x)=0
 
La fonction f est dérivable sur Df=], 3][3, +[ et xDf, f(x)=1xx29
 
Si x<3 , la dérivée est >0.
 
Si x>3, la dérivée est <0 car
 
f(x)=x29xx29=9x29(x29+x)<0
 
On en déduit que la dérivée ne s'annule pas dans ˙Df.
 
Au point 3, le taux d'accroissement est pour h>0 :
τ(h)=f(3+h)f(3)h=h2+6hh=1+6h
 
Il a pour limite + quand h tend vers 0+. La fonction f n'est donc pas dérivable à droite au point 3 et on peut ajouter qu'au point de Cf dont l'abscisse est 3 il y a une demi-tangente verticale.
 
Raisonnement analogue au point -3 ; en ce point le taux d'accroissement est pour h<0 :
τ(h)=f(3+h)f(3)h=h26hh=16h
 
Il a pour limite quand h tend vers 0. La fonction f n'est donc pas dérivable à gauche au point -3 et on peut ajouter qu'au point de Cf dont l'abscisse est -3 il y a une demi-tangente verticale.
 
Voir le tableau de variation de f en fin de document.
 
b) La fonction f est continue et strictement décroissante dans l'intervalle I. Sa restriction φ à cet intervalle est donc une bijection de I sur J=f(I)=]limx+f(x), f(3)]=]0, 3]
 
c) Soit yJ et cherchons xI tel que f(x)=y
yJ, f(x)=yy=xx29{xy0(xy)2=x29{xy02xy+y2=9{xy0x=y2+92y
 
L'application réciproque de φ est donc définie par yJ, φ1(y)=y2+92y=g(y)
 
Remarque 
 
1. Une fois que l'on sait que φ est bijective et puisque que la réciproque est donnée par l'énoncé, il suffit de vérifier que xJ, g(x)I et fg(x)=x.
 
L'étude des variations de g montre bien que g(J)=I.
 
yJ, fg(x)=g(x)g(x)29=x2+92x(x2+92x)29
 
yJ, fg(x)=x2+92x(x292x)2=x2+92x|x292x|
 
Or x]0, 3]  x292x=x292x=(x3)(x+3)2x0 ; donc 
 
yJ, fg(x)=x2+92x(x2+92x)=x
 
2. Si on n'a pas montré que φ est bijective, il est nécessaire de vérifier que
xJ, g(x)I et fg(x)=x
et xI, f(x)J et gf(x)=x
 
3) a) On a pour tout β]0, 3[
3βg(x)dx=[x24+92ln|x|]3β
3βg(x)dx=β24+9492lnβ3
 
Les courbes Cφ et Cφ1 étant symétriques par rapport à la première bissectrice, α3f(x)dx représente aussi l'aire du domaine plan Δ1 délimité par les droites (BE), (CD) l'axe des ordonnées et la courbe Cφ1.
 
Soit Δ2 l'aire du rectangle BFDC et Δ3 l'aire du rectangle ABEF. Alors :
α3f(x)dx=3βg(x)dx+Δ2Δ3=β24+9492lnβ3+β(α3)3(3β)=β2427492lnβ3+αβ=β2427492lnβ3+(β2+92β)β
 
Finalement α3f(x)dx=β249492lnβ3
 
b) Ici α=5 donc β est tel que g(β)=5 c'est à dire β=f(5)=1.
 
L'aire demandée est A=α3x29dx en unités d'aire.
A=α3x29dx=α3f(x)dx+α3xdx=β24+9492lnβ3+12[x2]α3=β24+9492lnβ3+12α2=β2494+92lnβ3+12(β2+92β)2=β28+818β2+92lnβ3
 
Et puisque β=1, A=1092ln3 unités d'aire.
 
Partie C
 
1) a) La fonction g est définie et continue sur R  et xR, g(x)=12x29x2
 
limx+g(x)=+, limxg(x)=, limx0+g(x)=+, limx0g(x)=
Voir le tableau de variation de g en fin de document.
 
Posons K=[3, +[. Le tableau de variation de g montre que g(K)=K.
 
Démontrons par récurrence que nN, un>3.
 
La propriété est vrai au rang 0 par ce que u0=5>3.
 
Supposons que la propriété soit vraie jusqu'à un rang n, en particulier un>3 c'est à dire unK. Alors un+1=g(un)g(K)=K.
 
Par conséquent la propriété est vraie pour tout n.
 
La fonction g étant strictement croissante dans K, son taux d'accroissement est strictement positif dans K. Donc, puisque pour tout nN, un et un1 appartiennent à K, on a : g(un)g(un1)unun1 est strictement positif c'est à dire un+1ununun1>0
 
b) Les réels un+1un et unun1 ayant même signe, la suite (un+1un) garde un signe constant. Cela signifie que la suite (un) est monotone.
 
Le signe de un+1un est alors celui de u1u0=52+9105=135<0.
 
La suite (un) est strictement décroissante.
 
La suite (un) étant décroissante et minorée par 3, a une limite supérieure à 3.
 
c) Puisque la fonction g est continue dans K (c'est une fonction rationnelle dont le dénominateur ne s'annule pas dans K) la relation nN, g(un)=un+1 entraîne g()=
 
c'est à dire =3  ou  3. Donc 
limn+un=3
 
2) a) Soient n un entier naturel non nul et appliquons le théorème des accroissements finis g dans l'intervalle [3, un1] : il existe un réel x0 dans [3, un1] tel que g(un1)g(3)un13=g(x0)
 
c'est à dire un3un13=1292x20
 
donc un3un13<12
 
En faisant le produit membre à membre de n=1 à n=p entier supérieur à 1 on obtient :
n=pn=1un3un13<n=pn=112
c'est à dire après simplification
up3u03<(12)psoit  up3<12p1
Puisque limp+12p1=0  et pN, 0up3<12p1
 
le théorème des gendarmes permet de conclure que limp+|up3|=0 c'est à dire
 
limp+up=3
 
b) La relation pN, 0up3<12p1 montre que pour que n soit tel que up3 soit inférieur à 103, il suffit que 12n1103 c'est à dire (n1)ln123ln10  ou  n3ln10ln2+1
 
Finalement on peut prendre
n=E(3ln10ln2+1)+1=11
 
3) a) Examinons d'abord le rapport vn+1
vn+1=un+13un+1+3=un2+92un3un2+92un+3=u2n6un+9u2n+6un+9=(un3)2(un+3)2=v2n
En prenant le logarithme on trouve lnvn+1=2lnvn
 
La suite (lnvn) est donc géométrique de raison 2 et de 1er terme lnv0=lnu03u0+3=ln25
 
b) Par conséquent nN, lnvn=2nlnv0=ln(25)2n
 
Soit en posant q=25 : nN, vn=q2n
 
Tirons maintenant un en fonction de vn :
 
nN, vn=un3un+3un(1vn)=3vn+3un=31+vn1vn
 
Donc nN, un=31+q2n1q2n
 
Puisque q appartient à ]0, 1[, la suite q2n a pour limite 0 quand n tend vers +. Donc limn+un=limn+31+q2n1q2n=3
 
x33+f+||33f||||0

 
 
x33+g+||||+3|+g|||||3
 

Commentaires

Bonjour monsieur ou madame madame qui gère se paradis pour un élève studieux svp puis je avoir le pdf de ce fichier svp

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.